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Plus d'infos sur l'indre :

  • Région : Centre
  • Superficie : 6825 km2
  • Population : 237510 hab.
  • Point culminant : colline de Fragne (459 m).

La distinction entre haut et bas-Berry ne paraît pas découler de l'ancien partage, aux 9ème et 10ème, du comté de Bourges entre les allégeances capétienne et aquitaine; elle ne contredit pas une identité berrichonne certaine, remontant à la nuit des temps, identité dont la cohésion a été fort entamée, il faut bien le méconnaître, par la création des départements de l'Indre et du Cher.
Création arbitraire dans la mesure où chaque département s'étoffait de territoires périphériques, tout en abandonnant à nos voisins quelques enclaves traditionnellement berrichonnes.
Pour l'Indre, des parcelles de Limousin au sud, des morceaux de Poitou au sud-ouest, quelques pans de Touraine annexés à l'ouest, ainsi qu'au nord des portions de Val- de-Loire; en somme ne se constituant pas comme une région géographique cohérente, si ce n'est qu'il appartient géologiquement au Bassin parisien, là où celui-ci vient s'adosser au Massif central, et, administrativement à la Région Centre.
Le département de l'Indre existe, malgré la complexité de ses paysages différents, contradictoires même, qui désoriente le géographe, le planificateur, l'aménageur et même l'ethnologue.
Telles communes, par exemple, sont à cheval sur Boischaut et Champagne berrichonne, un modeste ruisseau séparant deux modes de vie, deux mentalités qui s'opposent.
On pourrait discuter longtemps sur cette troublante adéquation qui existe entre le terroir et celui qui l'habite.
Comment expliquer l'accueil si cordial du paysan du bocage et, disons, la froideur de celui de Champagne ? Une boutade affirme que le premier a le comportement d'un ancien riche, et que l'autre est un ancien pauvre.
Il faut nuancer ce jugement, parler des régions de vignobles de celles où la vigne a disparu, des paysans affables des confins de Touraine, du repliement des Brennous.
Et tenir compte de la part de plus en plus grande des populations urbaines, et de leur influence déterminante sur la mentalité collective.
Pour celui qui veut acquérir la connaissance du milieu où il vit, ou même seulement où il passe, il lui faudrait tenter de superposer, comme en transparence, paysages et comportements, là où le touriste pressé ne perçoit que l'épiderme, et les reflets.
L'Indre, plus tard que d'autres régions plus industrialisées, plus peuplées, plus polluées, découvre son environnement en même temps que les menaces qui pourraient fondre sur lui.
Il est vrai que la région se dépeuple, vieillit, ses activités économiques stagnent ou périclitent. Une région dite défavorisée, enclavée, oubliée.
Mais une région admirable à bien des égards, où tout se conjugue, paysages variés, plaines, collines, vallées, rivières, étangs, terres à blé, prairies, landes et forêts, pour composer un écrin à une architecture exceptionnellement riche, simple et belle sans emphase.
Et pourtant meurent les villages. Six habitants au kilomètre carré en Brenne.
Et s'écroulent les magnifiques granges "à porteau" du Boischaut sud; et le paysan qui s'accroche, se replie davantage sur lui-même; et les silos de Champagne berrichonne croulent sous le grain.
Contrastes d'un département profondément enraciné, loin des grands brassages, des invasions, des épopées et des tentations romantiques.
"Les lointains ont cette belle couleur bleue qui devient violette et quasi noire dans les jours orageux".
Ainsi fut baptisée par George Sand la Vallée Noire, cette région au coeur du Boischaut que l'on découvre de la côte de Corlay, et pour nous qui la voyons tantôt verte, tantôt bleue, par la grâce de la bonne dame de Nohant elle restera à tout jamais la Vallée Noire.
Il en va de même de bien des jugements portés sur notre bas-Berry.
Il suffit qu'un écrivain de talent, comme Jean-Louis Boncoeur, nous parle de superstitions, et voici ranimés les "jeteurs de sorts", les sorciers, notre département est promu vedette par les médias, promotion que d'aucuns auraient préféré voir donnée à la Marche ou au Bourbonnais.
Il est vrai que, par les temps qui courent, la sorcellerie se vend bien.
Cette mode est la rançon de la foi scientiste des cent dernières années.
On n'en finirait pas de citer des exemples de comportements irrationnels de nos compatriotes : recours aux rebouteux et aux exorcistes, légendes de souterrains fabuleux, bestiaire fantasmagorique Comment nier qu'au coeur de la France il n'est pas besoin de gratter profondément pour retrouver l'animisme primitif ? Signe de santé ou signe de décadence ? Les avis sont partagés.
De même, cet engouement actuel pour les recherches généalogiques, pour les cartes postales, les photos jaunies, pour les artistes et les écrivains régionaux oubliés, les machines a battre et le folklore des années 1910, est-ce seulement une attitude de repli vers un passé récent, une civilisation rurale abolie ? L'archéologie, parallèlement, mais sans doute pour d'autres motifs que la nostalgie, a pris dans l'Indre un essor étonnant.
Il n'y a pas si longtemps que les cartes laissaient apparaître de grands vides, alors qu'aujourd'hui le nombre des découvertes, la qualité des prospections et le sérieux scientifique des fouilles de sauvetage ou programmées prouvent que notre département, non seulement a été habité depuis la préhistoire, mais encore qu'il n'a rien à envier à d'autres quant à l'importance des civilisations néolithique et gauloise.
Et, plus qu'ailleurs, il a été permis de vérifier ici ce principe : que la volonté, liée à la curiosité et à la compétence scientifique, sur un sol comme le nôtre, fait surgir l'histoire enfouie là où le profane passait jusqu'alors indifférent.
Le lecteur remarquera aussi notre richesse en forteresses et en châteaux.
Elle s'explique par notre histoire.
Dès le Haut Moyen Age, nous sommes sur une zone de contacts, et de frictions, entre l'Aquitaine et les royaumes francs.
Puis la longue rivalité des Plantagenêts et des rois de France, couronnée par la guerre de Cent Ans, a entretenu cette frontière défensive qui suit les vallées toutes orientées parallèlement.
Le bas-Berry est aussi terre privilégiée pour les églises romanes.
Elles sont souvent modestes, parfois imposantes, elles ont gardé, malgré de rares adjonctions du 15ème et 19ème, un cachet d'authenticité infiniment émouvant.
Des ensembles conserves de fresques, ou seulement des vestiges, ajoutent à l'attrait qu'elles exercent sur les visiteurs.
Parce que notre petite province a été relativement mieux épargnée par les destructions consécutives aux guerres et à la Révolution, son patrimoine monumental s'est maintenu mieux qu'en d'autres régions.
Mais qu'en est-il de son patrimoine "naturel" ? Que de changements ces dernières décennies ! Le temps n'est pas si lointain où l'on pouvait affirmer que l'agriculteur restait le meilleur protecteur de la nature.
Force nous est de reconnaître que les atteintes les plus graves ont été portées aux paysages, aux milieux naturels par des aménagements à finalité agricole.
Remembrements, défrichements, arrachages de haies, curages et recalibrages de ruisseaux et de rivières, destructions de zones humides sont parmi les plus spectaculaires de ces atteintes, auxquelles viennent s'ajouter les effets indirects, moins visibles, de pratiques culturales intensives, grosses consommatrices d'engrais et de produits chimiques.
C'est sans doute pourquoi on assiste ces dernières années à une prise de conscience de ces problèmes, où se trouve concernée la totalité des utilisateurs de l'espace.
On le sent bien à l'attitude nouvelle des administrations et des élus qui désormais Paraissent plus attentifs à la gestion de notre environnement naturel.
Protéger un marais, restaurer judicieusement, écologiquement, le cours d'une rivière, s'engager dans la création de "zones sensibles", créer des réserves naturelles ou un Centre permanent d'initiation à l'environnement comme celui d'Azay-le-Ferron, voici des actions que les associations de protection de la nature ont enfin la satisfaction de voir prendre en charge par les élus locaux.
Quel avenir pour ces régions naturelles "marginales" que sont le Boischaut sud et la Brenne ? Il n'y a pas de solution miracle.
Maintenir les activités agricoles.
Traditionnelles, développer un tourisme de découverte de la nature, avec chemins de randonnée, gîtes ruraux et camping à la ferme, un tourisme culturel grâce aux nombreux monuments, églises et châteaux, s'acheminer enfin vers la formule "Parc naturel régional", seule capable, à mon sens, d'empêcher la désertification et de sauvegarder l'originalité et la beauté de ce patrimoine architectural et naturel, voilà vers quoi nous devons tendre.
La voie est étroite, au milieu des crises qui s'installent et des mutations qui s'amorcent.
Mais, pour l'avenir de notre département, notre devoir est de ne négliger aucunes des chances qui s'offrent à nous.

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